Parquet de Bruxelles

Suite aux nombreuses questions posées suite à la diffusion de l’émission de VTM au sujet de « discord », le 12.04.2018, le Parquet de Bruxelles peut confirmer :

VTM a fourni au Parquet de Bruxelles toutes les informations recueillies lors de leur reportage sur base desquelles, une enquête a été ouverte. 

Les faits peuvent être résumés comme suit : les suspects diffusent publiquement des photos ou des vidéos de jeunes femmes dénudées sans l’accord de ces dernières.  L’infraction de base liée à ce type de faits constitue donc du « voyeurisme ». 

Dans certains cas,  les suspects qui publient la photo sont ceux qui l’ont faite, exemple : « revenge porn », ce sont souvent des anciens compagnons.

Dans d’autres cas, il s’agit de « hackeurs » qui ont obtenu accès à un compte Facebook d’une fille. Parfois les hackeurs travaillent sur demande, exemple : pour 400 euros, je te passe une photo dénudée d’une personne spécifique dans les 4 jours…

Les bases de données sont ordonnées par province, parfois les noms des filles y sont mentionnés.

Les infractions liées au voyeurisme sont punissables, selon l’article 371/1 du Code pénal, en fonction de l’âge de la victime : +18ans peine max. 5 ans, entre 16 et 18 ans peine max. de 10 ans, -16 ans peine max. de 15ans.

L’enquête pourrait révéler également d’autres infractions telles que l’utilisation frauduleuse des moyens de télécommunication (hacking, grooming, diffusion d’images pédopornographiques, etc..). 

L’enquête est menée par le RCCU de Bruxelles.  Ce sont des enquêtes complexes dans la mesure où les plateformes peuvent rapidement disparaître une fois qu’une certaine publicité a été donnée à celle-ci.

Par ailleurs, les suspects n’utilisent pas leurs propres identités pour fréquenter la plate-forme et de plus certains serveurs sont hébergés à l’étranger.

Le Parquet de Bruxelles et les enquêteurs du RCCU mettent tous le moyens légaux en œuvre afin d’identifier tous les suspects et de démanteler ces réseaux.

Jusqu’à présent, aucun suspect n’a été identifié et aucune autre information complémentaire ne sera donnée à ce stade dans le but de préserver l’enquête.

Lorsque que les victimes sont identifiées, elle seront uniquement contactées quand il y va de leur intérêt (déclaration de personnes lésées ou constitution de partie civile)  ou pour l’enquête et certainement dans le but de les importuner.

Enfin si des personnes estiment être victime de ce type de faits, elle peuvent contacter n’importe quelle police locale en mentionnant le numéro du dossier : BR37.F1.13408/18.  Il est possible également d’écrire au Parquet de Bruxelles, rue des Quatre Bras n°4 à 1000 Bruxelles, en mentionnant le même numéro de notice.

Ine Van Wymersch - Porte-parole
Denis Goeman - Porte-parole

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