L’information judiciaire est aujourd’hui clôturée et a permis de confirmer la version du propriétaire du chien.
Il ressort des devoirs d’enquête que le propriétaire du chien s’est bien rendu le 4 juillet vers 19h30 dans un café situé à Dalhem dans lequel il avait ses habitudes. Ce soir-là, le café étant très fréquenté, la tenancière de celui-ci a demandé, qu’exceptionnellement, Ares reste dans la voiture et non dans le café comme habituellement.
Monsieur a alors laissé son chien dans le véhicule en prenant soin d’entre-ouvrir les fenêtres afin que l’animal puisse avoir de l’air frais. Un témoin précise également que Monsieur est sorti pendant la soirée pour s’occuper du chien.
Il apparait qu’entre le moment où Monsieur a promené son chien, vers 21h00, et le moment où il a repris son véhicule, une personne, qui n’a pu être identifiée, a brisé la vitre de celui-ci. Ce qui a permis au chien de tenté de sortir et se retrouver pendu par sa laisse et blessé par les débris de verres.
Lorsque Monsieur a repris son véhicule vers 22h00, il a redémarré pensant que son chien dormait dans le coffre. Ce n’est qu’une fois interpellé par les klaxons d’une conductrice qu’il s’arrêtera et se rendra compte de la situation.
A la suite de la diffusion de cette vidéo, une vague de haine et d’harcèlement s’est déchainée sur Monsieur qui a également menée à l’incendie volontaire de l’habitation de celui-ci.
Des informations judiciaires ont été ouvertes pour incendie volontaire sans blessures, dans un lieu habité, commis de nuit et pour harcèlement.
L’enquête sur l’incendie n’a pas permis d’identifier le ou les auteurs de celui-ci. Contrairement à celle pour harcèlement où plusieurs personnes ont été identifiées et ont fait l’objet d’un rappel à la loi.
L’enquête relative à la maltraitance animale s’est clôturée par un classement sans suite.
Le parquet de Liège attire l’attention quant à la prudence qu’il y a lieu d’avoir face à la diffusion de messages et de vidéos sur les réseaux sociaux et sur la présomption d’innocence qui doit prévaloir dans tout dossier judiciaire.