MPenbref: Le chiffre: Le taux de réponse pénale du parquet de Charleroi

S’il ne s’agit pas d’un record en la matière (d’autres entités font un chouïa mieux), les 73,8% de taux de réponse pénale du parquet de Charleroi en 2025 sont loin d’être anecdotiques, notamment pour la progression enregistrée durant le lustre écoulé.

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S’il ne s’agit pas d’un record en la matière (d’autres entités font un chouïa mieux), les 73,8% de taux de réponse pénale du parquet de Charleroi en 2025 sont loin d’être anecdotiques, notamment pour la progression enregistrée durant le lustre écoulé.

Par « taux de réponse pénale », l’on entend toutes les affaires poursuivables dans lesquelles le ministère public a eu une réaction et non pas un « traitement sans poursuite pénale pour motif d’opportunité » (l’ancien « classement sans suite d’opportunité »).

Concrètement, sur les 17.005 affaires correctionnelles poursuivables de l’année écoulée, 12.552 ont été poursuivies (73,8%, donc, contre une moyenne nationale de 54%). Un ratio en hausse constante depuis 2019 et l’entrée en fonction du procureur du Roi Vincent Fiasse.

« Augmenter ce taux était notre but n°1, et nous y sommes parvenus, constate ce dernier. Nous sommes ainsi passés de 31 à 42,5% la première année, alors que nos effectifs étaient limités. Nous sommes désormais à effectifs complets : cela démontre bien que si l’on a les moyens humains, on peut proposer une réponse cohérente. »

Pour tendre vers cet objectif, il a été décidé d’accentuer les différentes réponses possibles, qu’il s’agisse des citations (951 affaires en 2025), des mises à l’instruction (1.421), des transactions (1.051), des médiations & mesures (480), des probations prétoriennes (4.528) et des règlements en chaine (4.121).

Quid de l’avenir ? « Il y a toujours moyen de s’améliorer mais il convient de rester réaliste, note le procureur du Roi de Charleroi. Il s’agit, maintenant que nous sommes arrivés à un taux très satisfaisant, de maintenir le niveau malgré les défis d’ampleur tels que les nouveaux systèmes informatiques à intégrer, le nouveau Code pénal… qui entraîneront du changement et du travail en rédaction des citations et réquisitoires. Un apprentissage pour tous car nous avons tous été formés avec l’ancien Code pénal (de 1867) et qu’il va falloir s’adapter au nouveau, faire des conversions, des vérifications, des comparaisons… »

Pour le reste, diminuer le délai de traitement des dossiers constitue un deuxième but, même s’il ne cesse déjà de baisser. « En 2025, 90% des dossiers ont été traités entre 0 et 8 mois (dont 80% dans les quatre mois), constate Vincent Fiasse. Le nombre d’entrées est presque équivalent au nombre de sorties. »

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